Nul matou à l’horizon; c’est du Certificat d’Aptitude Théorique de Télépilote (STS) que je vous parle ici. Depuis le premier janvier 2026, seul le règlement européen régit les activités de drone en France. Fin de validité des brevets antérieurs, nouvelles règles… Et nouveaux diplômes..
Utiliser un drone dans le ciel français ne va pas de soi. Les premières années, faute d’examen dédié, il était demandé aux pilotes de drone d’obtenir le « théorique ULM » (la partie théorique de l’examen nécessaire pour piloter de petits avions). Ca parlait moteur, tour de piste, approche… Et je l’ai obtenu en 2016, entre deux (intenses) campagnes de photos d’établissements touristiques pour le label Qualité Tourisme. En 2019 apparaissait un examen national spécifique aux drone, qui gardait la météo et la lecture des cartes, mais ajoutait des consignes de gestion des tiers lors d’un vol de drone, et des connaissances sur les batteries, l’électronique embarquée, le tout enrichi d’une épreuve pratique. Obtenu début 2020.

En 2024 entrait en vigueur la règlementation européenne en matière de drone, et bien entendu le brevet correspondant, avec une période de cohabitation entre les règlementations nationales et européennes.
Cette période se terminait au 1er janvier 2026, et c’est désormais la seule règlementation européenne qui s’applique.
Dans les grandes lignes:
- L’obtention d’un brevet est indispensable pour la plupart des usages et des drones, exception faite des appareils de moins de 250g.
- Plusieurs niveaux de brevet existent, permettant l’usage de différents types d’engins, dans différents types de lieux, le tout basé essentiellement sur une analyse du risque et dépendant étroitement :
- du type d’engin utilisé;
- du lieu où il est utilisé;
- des activités menées.
Un premier « niveau » de diplôme se passe en ligne et permet de voler en catégories Open A1 et Open A3, avec une option pour l’Open A2.
Le fameux CATS, quant à lui, bien plus complet, se passe dans une salle d’examen physique et permet d’accéder aux « activités spécifiques », dont l’usage de machines plus imposantes ou dans des conditions plus délicates. Il facilite également l’accès aux demandes d’autorisation pour les espaces dans lequel le risque augmente.
Pour en savoir plus :
- le site du Ministère de la Transition Ecologique, de l’Aménagement du Territoire, des Transports, de la Ville et du Logement est un bon point de départ.
- Ou si vous préférez une version plus visuelle, l’EASA (agence de sécurité aéronautique de l’Union Européenne ) en fait une présentation exhaustive.