Derrière l’Hôtel Bartoli, haut lieu des intrigues de la nouvelle quotidienne de M6, se cache un vrai domaine viticole.
Tour du château et portrait au chai.
C’est au nord de Montpellier, à quelques kilomètres de Saint Guilhem le Désert, dans l’IGP éponyme.
A un détour de la petite route poussiéreuse sous le soleil héraultais d’un jour de printemps se dévoile le château Capion, lové dans son vallon bordé par le Gassac.
Une pancarte attire mon œil, indiquant la direction de l’accueil des figurants; ici se croisent les faiseurs d’images, les amateurs de bon vin et ceux qui l’élaborent.
C’est en 2023 que Sandrine Tanière et Francis Ingrand rachètent le domaine, avec la volonté de s’y consacrer, après une première carrière bien remplie.
Leur projet initial? Développer une offre innovante, mêlant œnotourisme, événementiel et bien entendu la production de vins bio, travaillés dans un profond respect de la nature et de la biodiversité, dont la qualité fait leur réputation.
Très vite une nouvelle perspective s’ouvre, lorsque M6 s’intéresse au château pour en faire un lieu de tournage emblématique de sa nouvelle série quotidienne, Nouveau Jour. Contrairement aux apparences, le château n’est pas si ancien; en réalité il a été largement construit, aménagé et enrichi de diverses extensions au… XXième siècle, par ses propriétaires successifs.
Pour les vignerons propriétaires des lieux, l’opportunité est évidente; les extérieurs du château, ses jardins à la française et tout son environnement immédiat seront restaurés « à neuf » pour les besoins du tournage, quand les intérieurs seront aménagés en véritables studio de cinéma (des angles de murs en guise de pièce pour pouvoir reculer la caméra, et sans plafond pour pouvoir y placer des éclairages..).
« Pour nous c’était à la fois l’occasion de restaurer et d’exploiter le château entant que patrimoine, et de faire un peu de publicité au domaine (les lieux de tournages attirent toujours fans et curieux ) » nous dit Francis Ingrand tout en faisant le tour du château…
Retour au domaine. Après un court passage par le caveau, nous voici à la cave. On y découvre à quel point le vin est une passion partagée par Francis et Sandrine; des cuves de toutes sortes (en terre cuite, en fibre de verre, en béton, en inox et bien sûr en bois) sont juxtaposées dans la cave. Au chai, barriques, foudres… et conditions méticuleusement surveillées. Quelques portraits plus tard, je ressors sous le soleil de juin. Au bout de l’allée, à demi cachée par un tracteur agricole, une équipe est en plein tournage.